Je me considère comme un spécialiste de l’EDI car tout au long de ma carrière j’ai été en charge de plusieurs projets EDI :

  • EDI « classique », comme les ORDERS, DESADV, INVOICE et les transactions bancaires
  • EDI « privé », notamment avec les acteurs de la logistique (Giraud, NDL, Deret) et des frais généraux (Carlson, Avis, Total)
  • EDI « novateur », avec les fournisseurs du végétal dans le monde du retail jardinerie

 


Au niveau de l’EDI standard j’ai pratiqué essentiellement les messages ORDERS, DESADV et INVOICES (norme EANCOM) sur des volumes conséquents (600 fournisseurs concernés chez Truffaut par exemple, 100 000 commandes échangées chaque année). Sur ces normes, j’ai pu utiliser les protocoles suivants : AS2, X400 Allegro, ATLAS400. Je constate cependant qu’aujourd’hui, nous utilisons exclusivement le réseau Internet, avec SFTP ou HTTPS.
Actuellement, nous mettons en place l’EDI INVOICES chez Yves Cougnaud, via la société BProcess du groupe SAP et nous réfléchissons à l’adaptation de notre SI à Chorus, plateforme EDI de l’Etat.

L’EDI impose un système d’information « structuré ». Or, certains partenaires (ex : les petits fournisseurs) ne disposent pas d’un système leur permettant de fonctionner directement en EDI. Dans ce cas, nous utilisons la technique du WebEdi, où tous les échanges EDI sont gérés sur un site dédié. J’ai ainsi mis à disposition, avec la société @GP, un WebEdi, destiné à plusieurs dizaines de fournisseurs.

L’EDI avec les banques est également omniprésent. J’ai ainsi travaillé sur des projets « monétique IP » avec basculement en EDI des transactions caisses vers les GIE bancaires (avec la société Lyra), ou bien sur des projets d’EDI concernant les chèques cadeaux. Actuellement, je travaille sur les évolutions « sécuritaires » des EDIs avec les banques (EBICS TS).

Dans le monde du retail, la mise en place d’un EDI efficace avec les partenaires logistiques est obligatoire tant cet EDI participe à l’optimisation des flux. C’est ainsi que j’ai participé activement à l’élaboration de toutes ces interfaces EDI avec différents groupes logistique (Giraud, Norbert Dentressangle, Deret), où les articles, les prix, les commandes, les réceptions et les factures sont partagés électroniquement.

Chez Truffaut, avec les fournisseurs du « vivant » (végétal, animalerie), l’EDI standard ne convenait pas (référencement éphémère, stock connu au tout dernier moment en fonction de l’état de pousse des végétaux). Aussi, nous avons créé avec l’équipe DSI un EDI « spécialisé » et très novateur qui permet à chaque chef de rayon concerné de connaître en temps réel l’offre et de passer commande directement.

Je retiens de tous ces projets EDI des projets souvent complexes, techniquement et juridiquement.
Complexe techniquement car l’EDI consiste finalement à rapprocher 2 systèmes d’informations : celui du client et celui du fournisseur. Or, souvent, la notion « d’article » est très différente d’une organisation à une autre … Les équipes EDI passent ainsi beaucoup de temps à rapprocher les bases articles entres elles et à créer des outils de mapping et de translation.
Complexe juridiquement car l’EDI injecte automatiquement des commandes, des réceptions ou des factures dans les systèmes. Il s’agit alors de garantir que les dates, les prix, les quantités, les stocks sont les bons !
C’est pourquoi les aspects contractuels sont si importants entre 2 partenaires EDI. Le contrat « accord d’interchange » est ainsi le prérequis à une bonne exploitation de l’EDI.