L’opérabilité et l’évolution du système d’encaissement ont été – avec SAP - mes principales préoccupations durant toute ma carrière chez Truffaut.

Le système d’encaissement est en effet le 1er outil des magasins Truffaut. Je parle ici :

  • D’un système fonctionnant 7j/7, de 9h00 à 21h00
  • De 500 caisses
  • De 12 millions de transactions / an
  • De 50 000 commandes clients / an
  • De 250 hôtesses de caisses à former / an

 

Avec des fonctions en perpétuelles évolutions :

  • Fonctions de gestion complexe (avoirs, arrhes, multi moyens de paiement, livraison, crédit, clôture automatique, eco-taxes, liens avec le eCommerce, …)
  • Monétique (évolutions de normes de sécurité, cartes de fidélité, dématérialisation, …)
  • Opérations commerciales (promotions, actions marketing très avancées, …)
  • Commandes clients
  • Sécurité (flux de trésorerie, gestion du coffre-fort, mode autonome, traçabilité, …)

 


Au niveau de la monétique - composante la plus complexe et la plus évolutive d’un système d’encaissement - j’ai dû traiter, sur les 10 dernières années, les projets suivants :

  • Evolution normes de sécurité du consortium EMV (CB5.2)
  • Evolution du matériel (TPE Ingenico, évolution du logiciel Axis C3, paiement sans contact, …)
  • Monétique sous IP (via la société Lyra)
  • Monétique du site Truffaut.com, avec Payzen
  • Mise en place de cartes de fidélité (Cetelem, Cofinoga, Prosodie, carte privative Truffaut, …)
  • Dématérialisation des chèques cadeaux (Tir Groupé, Kadéos, Best Everest, …)
  • Mode autonome avec par exemple le lecteur portable Ingenico Elite 790

 

Le matériel caisse évolue également sans arrêt :

  • Ecran tactile
  • Imprimante thermique
  • Douchettes
  • TPE (cf chapitre précédent)
  • Bornes prix (composant le plus évolutif à mon avis)

 

Au cours de ma carrière, j’ai eu à gérer 3 systèmes d’encaissement :

  • Nixdorf
  • IBM sa : j’ai mis en place cet outil en 1994
  • Winstore (de Cylande), mis en place en 2006


Ce dernier système est évidemment le plus évolué. C’est aussi un ensemble de logiciels (Winstore, Storeland) complexes, où certains composants réclament une exploitation quotidienne :

  • Actions marketing, domaine très vaste et particulièrement ardu (3 pour 2, article offert parmi une liste, promotions liés au profil client, …)
  • Interface d’entrée avec SAP : chaque jour, ce sont plus de 30 000 tickets de caisses qui sont intégrés dans SAP !
  • Interface de sortie avec SAP : plus de 100 000 articles, 300 000 EAN (code-barre), avec des milliers de modifications quotidiennes
  • Outils de contrôle : il s’agit de plusieurs outils contrôlant la cohérence technique du chiffre d’affaires, ou bien contrôlant les « comportements » des caissières

 

Au niveau utilisateur, le système d’encaissement c’est :

  • Une procédure caisse complète et détaillée : un des éléments clés du contrôle de gestion
  • Une formation des caissières en 30 mn avec prise en main immédiate

 


Je retiens de tous ces projets « d’encaissement » une très forte relation avec les métiers « terrain » (vendeurs, caissiers), une très bonne connaissance de l’écosystème de l’encaissement (Toshiba, IBM, Nixdorf, Ingenico, Cylande, …) et une technicité de haut niveau (performance, mode autonome, sécurité). Changer de système d’encaissement, comme je l’ai piloté en 2006, fait partie des projets les plus complexes à mener chez un retailer.

Une de mes plus grandes fiertés concernant l’exploitation du système d’encaissement est la mise en place d’un état BO partagé par toute l’entreprise, qui donne le CA en temps réel au fil de la journée, avec sa relation aux prévisions, à N-1 et même à la météo !