Mon premier projet BW (2002) a plutôt été un échec, alors que je sortais d’un projet ECC réussi. Les raisons ? La problématique BI (OLAP) est très différente de celle d’un système transactionnel (OLTP). Les consultants / ingénieurs qui travaillent sur l’informatique décisionnelle doivent avoir des compétences spécifiques, et notamment être très proches de la base de données (SQL, index, agrégats, …). Ils doivent aussi absolument intégrer le paramètre performance dès le début.

Après avoir « redressé » la situation, avec l’aide précieuse de la société Step by Step (ex Artens), j’ai complété très vite le système BW avec BO : j’ai été un des tout premiers à acheter des licences «SAP BO» juste après l’acquisition de BO par SAP (2007). Dans la même logique, j’ai fait confiance à SAP en faisant évoluer la BI de l’entreprise où je travaillais vers SAP Hana (2014).

C’est que le monde de la BI évolue très vite : l’entreprise doit pouvoir analyser ses données en temps réel et en transversalité du SI (multi-sources). D’où mon intérêt pour les technologies « in memory ».

J’ai remarqué qu’on se « perd » vite dans la BI : multiplication des reports, BI opérée par l’utilisateur, performances, indicateurs difficiles à calculer, mobilité, … Aussi faut-il ici plus qu’ailleurs ne pas oublier l’enjeu principal de la BI : améliorer en continu la performance de l’entreprise.

Au niveau des outils, j’ai pratiqué ceux de SAP :
        • BW, avec sa fameuse transaction RSA1 et ses restitutions BEX ou WEB. Je suis ainsi très familier avec les « tables de dimensions », les « tables de faits », les « ODS » ou le « star schéma » !
        • BO, et notamment Webi, Analysis, Dashboard et Crystal Report
        • Quelques outils annexes à BO et notamment «Query AS a WebService» et le broadcasting

Mais j’ai aussi pratiqué d’autres outils BI que ceux de SAP, et notamment Cognos (IBM) et Reporting Services (Microsoft).

Aujourd’hui en 2015, je travaille encore très activement chez Yves Cougnaud sur un projet BI, avec SAP BI 4.1 et ses nouveaux outils (Lumira, Hana Studio)

Une de mes plus grandes fiertés professionnelles a été de constater que l’entreprise Truffaut se pilotait via les outils SAP BI. Au CODIR, par exemple, le DAF présentait systématiquement les chiffres via le BEX !

J’ai d’ailleurs eu l’occasion d’être interviewé par LSA, le magazine de la grande distribution en France.

Extrait du magazine LSA n°2115 (12 2009), page 44